Professeure, chroniqueuse & écrivaine

PROGRAMME
9e Congrès international des recherches féministes dans la francophonie (CIRFF 2026)
Thème du congrès : (Ré)Imaginer : francophonie, luttes et savoirs féministes
Université Laval (Québec, Canada)
17 au 21 août 2026
Colloque d'une demi-journée en format hybride
Les femmes Noires qui écrivent en français: quelles subversions possibles face à l'ordre hétéropatriarcal et colonial?
Responsable : Kharoll-Ann Souffrant
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Jeudi 20 août 2026 - 9h à 12h30
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Dans les sociétés postcoloniales, l’institution de la francophonie est née « d’un heurt civilisationnel, d’un commerce sanguinaire déshumanisant pour les esclavagisés, et d’une violence symbolique qui a fait de la couleur de peau un indice sur l’échelle sociale » (Melyon-Reinette, 2018, p. 4). Pour plusieurs, maîtriser la langue française, les mots et la parole constitue à la fois un produit et un instrument de pouvoir (Angone, 2020; Bourdieu, 2001). Dans le contexte des luttes anticoloniales et antiesclavagistes, le rôle et la résistance des femmes sont largement occultés des récits historiques en la matière (Alexis et al., 2018; Chancy, 1997; Girard, 2009; Lamour, 2025; Maurouard, 2013). Dans les sociétés antillaises et caribéennes, l’introduction de la langue française a porté « un coup fatal à cette civilisation de la femme » (Alioune Diop, citée dans Condé, 1993, p. 3) creusant un fossé entre les « lettrés » et les « illettrées », dont le genre constitue la plus grande des démarcations, favorisant les hommes dans la première catégorie et reléguant les femmes dans la seconde.
Généralement parlant, on entend par diglossie, la « distinction entre deux variétés [de langues] génétiquement parentes en usage dans une même communauté, l’une symbole de prestige, [...] associée aux fonctions nobles de la forme écrite d’une langue, variété haute, l’autre symbole des fonctions terre à terre de la vie quotidienne, variété basse, […] » (Ferguson, 1959; Tabouret-Keller, 2006, p. 114). Nombre de penseuses, intellectuelles et écrivaines travaillant et écrivant dans « la langue du colonisateur », qu’elle soit anglaise ou française, ont abordé l’ambivalence que cette posture leur provoque (Collectif, 2007; Harchi, 2016; Hargreaves et al., 2010; Madibbo, 2021; Morrell, 1995; Philip, 1989/2014; Soumahoro, 2020). En outre, dans un tel contexte, la traduction devient un enjeu éminemment politique (Malena, 2018).
Néanmoins, plusieurs ont voulu dépasser l’opposition considérée stérile entre « langue maternelle » et « langue de colonisation » (Condé citée dans Ali-Benali & Simasotchi-Bronès, 2009; Glissant cité dans Gauvin, 1992) notamment par l’emploi du français comme outil de subversion (Souffrant, 2025) visant à affranchir les femmes Noires des rapports de pouvoir et de domination. Plus récemment encore, plusieurs théoriciennes, écrivaines et intellectuelles ont (re)mis en lumière la pensée féministe Noire francophone en France, au Québec et sur le continent africain, trop souvent effacée au profit du Black feminism étatsunien (Bâ, 1979; Dumais & Pierre, 2025; France Culture & Jah Njiké, 2021.; Mormin-Chauvac, 2024; Mwasi, 2018; Noël, 2024; Savoie-Bernard, 2025; Sow, 2009; Thiam, 1978; Vété-Congolo & Berthelot-Raffard, 2021).
C’est notamment sur ces thématiques que nous proposons ce colloque d’une demi-journée en format hybride. Nous souhaitons profiter de cette occasion pour réunir les perspectives croisées de femmes Noires, qui, à travers le monde, emploient le français comme « pratique insurrectionnelle » (Angone, 2025) et comme outil de transmission des savoirs, de travail et de production intellectuelle, littéraire, artistique et/ou scientifique à travers les espaces géographiques et les générations.
PROGRAMME DU COLLOQUE
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9h à 9h10 - Introduction et mot de bienvenue (Kharoll-Ann Souffrant, Université de Saint-Boniface)
BLOC 1 - 9h10 à 10h30
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9h10 à 9h30 - Convergences langagières : protection de l’intimité par l’usage de la langue maternelle (Aurélie Milord, Université du Québec à Montréal)
"Un groupe de mères se rencontrent chaque semaine à la Maison d’Haïti dans le cadre du programme Bedondaine afin de discuter de divers enjeux liés à leur périnatalité. Ces ateliers sont ponctués d’échanges au sein desquels ces femmes livrent des témoignages riches sur leurs différentes expériences dans les soins de santé. En ayant eu l’opportunité de rencontrer certaines d’entre elles dans le cadre de deux ateliers portant sur l’histoire de la gynécologie et de de l’obstétrique au Québec ainsi que sur les violences obstétricales et gynécologiques expérimentées par les personnes noires, un caractère singulier de ces moments m’habite. En effet, les expériences divulguées soulignent un aspect de l’interculturalité québécoise : l’usage de la langue maternelle comme mécanisme de protection et vecteur de transmission orale face au contexte intime et parfois empreint de violence des expériences de soins obstétricaux et gynécologiques. Cette présentation vise à explorer comment le langage utilisé en tant que moyen d’action (Lorde, 1984) s’insère non seulement dans l’intervention dans un contexte de santé auprès des populations noires, mais également dans les fondements même de l’épistémologie de la pensée féministe noire (Hill Collins, 1990). Dans le contexte des ateliers, la langue maternelle devient un outil permettant aux personnes présentes de se dévoiler sans limitation liée à une langue coloniale imposée. À cet effet, cette communication utilise l’exemple des ateliers à la Maison d’Haïti comme point de départ réflexif sur l’importance de la langue pour les communautés noires, notamment dans une perspective afro-féministe."
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9h30 à 9h50 - Écrire à l’encre de ma plaie. Analyse clinique et politique des conditions de possibilité d’une écriture féministe radicale sénégalaise, en français (Khaïra Thiam, psychologie clinicienne)
"J’ai été bercée par les luttes anticoloniales de mes deux parents et le courant littéraire et politique de la négritude. Je suis psychologue clinicienne d’orientation psychodynamique et psychanalytique. J’ai été chargée de cours en « clinique des œuvres d’art ». Je suis arrivée au féminisme théorique par le terrain sénégalais. C’est lui qui m’a poussé à m’inscrire en doctorat de droit et de psychologie clinique entre le Sénégal et la France. C’est pourquoi, l’écriture n’est et ne sera jamais neutre pour moi. Encore moins pour traduire, dans une langue coloniale, des réalités vécues, dans une « créolité » (Glissant, 1981) qui a des effets sur moi : femme, métis, cisgenre, hétérosexuelle, observatrice-participante. Aussi, écrire est-il d’abord un acte politique, un art et une performance traversés par le vécu et par le contre-transfert. Celui-ci est marqué par le traumatisme vicariant qui se manifeste par la violence de ma rage devant la cruauté et la morgue masculines. Il est fait du refus de mon ustensilisation, en tant que psy, aux fins d’éponger les scènes de crimes répétitives, laissées par le traitement déshumanisant des femmes, des enfants, des personnes vulnérables et des minorités dans la société sénégalaise hetéropatriarcale. Mon écriture est une écriture de et depuis la plaie psychique à vif. C’est pourquoi elle engage les lecteurs à éprouver, sentir, voir, et à saturer face à un déferlement de mots nus. Je cherche à mettre le lecteur dans le linceul de ces innombrables victimes. Dès lors, mon écriture fonctionne comme une « monstration de l’obscénalité » (Duez, 2000) sénégalaise. Dans cette communication, je souhaite évoquer un « clash » entre une féministe universitaire sénégalaise et moi-même, sur ma manière d’écrire le réel. Vécue comme une tentative de musèlement d’une « rhétorique de l’influence » (Roussillon, 2012), dont le français est mon « médium malléable », elle laisse toutefois entrevoir, chez l’autre, une défaillance de l’insight, acquise sans doute par conditionnement. Laquelle se prolongerait dans l’archétype de la « bonne féministe » : people pleaser des hommes, qui se doit d’euphémiser, de neutraliser, de contenir et de taire la violence masculine et la souffrance des victimes, par le subterfuge de l’asepsie anesthésiante langagière."
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9h50 à 10h10 – De la « chair » laide à la joie noire : écrire en français la subversion des corps noirs et queer dans l’art féministe (Diane Eteki, Université du Québec à Montréal)
"Cette communication propose d’interroger l’usage de l’esthétique du laid ; difformité, hyper-volumétrie, assignation au domestique dans les représentations contemporaines des corps noirs et queer. En s’appuyant sur un cadre théorique intersectionnel (Crenshaw, Spillers, Hartman), j’analyserais comment les discours critiques et muséologiques produits par des femmes noires francophones permettent de nommer, contester et dépasser cette « laideur » héritée du regard colonial. L’hypothèse centrale est que l’écriture féministe noire francophone peut transformer l’esthétique du laid en un outil de subversion, à condition de rompre avec la logique primitiviste où l’œuvre ne vaut que par l’exposition de la souffrance. En mobilisant les concepts de « décentrement du regard » (Krikorian) et de « désapprentissage » (Freire), nous montrerons comment le choix de nouveaux termes : joie, plaisir, puissance, reconfigure la lecture des œuvres. En s'appuyant sur la proposition de Koyo Kouoh autour de la « joie noire », nous défendrons l’idée que l’acte d’écrire sur ces corps constitue une pratique insurrectionnelle redonnant aux corps leur statut plein et désirant, au-delà de la « chair » marquée."
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10h10 à 10h30 – Femmes rurales au Bénin face aux obstacles linguistiques : la prédominance du français comme facteur de réduction au silence (Ariane Madurelle H. Kouakanou, spécialiste en gestion des ressources humaines et experte en administration publique)
"Dans le contexte béninois, la langue française, en tant que langue officielle et principale des institutions publiques, constitue un vecteur essentiel de communication, mais elle représente également un obstacle pour certaines catégories de la population. Les femmes vivant en milieu rural, souvent peu ou pas scolarisées, se trouvent particulièrement confrontées à des difficultés pour accéder aux espaces de parole publique et participer aux discussions sociales, politiques et communautaires. Cette situation crée une forme de marginalisation, où leur expertise, leurs expériences et leurs perspectives sont insuffisamment représentées dans les processus décisionnels locaux et nationaux. Notre étude vise à explorer les dynamiques de communication au sein de ces communautés rurales, en mettant en lumière les stratégies adoptées par les femmes pour contourner les barrières linguistiques. L’accent sera mis sur la manière dont la maîtrise inégale du français limite l’expression des idées, la participation à des formations, et la capacité à influencer les politiques publiques locales. Nous analyserons également le rôle des langues locales comme instruments de résistance et d’autonomisation, offrant des alternatives pour la transmission du savoir et la mobilisation sociale.L’objectif est de montrer comment les politiques linguistiques et éducatives peuvent être repensées afin de favoriser une inclusion réelle des femmes rurales dans la vie publique. Les résultats attendus devraient fournir des pistes concrètes pour renforcer l’égalité de genre, promouvoir l’accès à l’éducation et créer des espaces où les voix des femmes sont entendues et valorisées. Cette recherche contribuera ainsi à une meilleure compréhension des liens entre langue, pouvoir et participation citoyenne au Bénin."
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BLOC 2 - 11h à 12h30
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11h à 11h20 - Du français colonial au français relationnel : rencontres diasporiques et recompositions du féminisme noir francophone (Annabelle Épée Bizongo, Université Saint-Paul)
"Cette communication propose d’interroger le rôle du français comme espace de rencontre et de coalition entre femmes noires issues de trajectoires diasporiques différentes. Si la langue française a historiquement été un instrument de domination coloniale et de hiérarchisation raciale, les mobilités contemporaines et les dynamiques migratoires reconfigurent aujourd’hui ses usages et ses significations politiques. À partir d’une recherche en cours portant sur les récits de vie d’Afro-Colombiennes ayant migré au Canada et ayant choisi d’adopter le français comme langue d’expression et de transmission, cette communication examine comment le français peut devenir un vecteur de dialogue interculturel entre femmes noires provenant d’espaces linguistiques et historiques distincts, notamment hispanophones, africains, caribéens et francophones. Dans ce contexte diasporique, le français agit comme une langue de rencontre permettant de partager des expériences souvent similaires de racialisation, de migration, de résistance et d’engagement, longtemps fragmentées par les frontières linguistiques et territoriales. La langue devient ainsi un outil de circulation des savoirs situés, de reconnaissance mutuelle voir même de construction d’alliances politiques. Loin de reconduire une opposition stérile entre langue coloniale et langues maternelles, cette communication propose de penser le français comme une pratique relationnelle et décoloniale, capable de favoriser la mise en dialogue de trajectoires féminines noires diverses et d’élargir les contours du féminisme noir francophone. Dans un contexte de mondialisation et de recomposition des diasporas, ces rencontres linguistiques et politiques contribuent à produire de nouvelles formes de solidarité et de production intellectuelle au sein des francophonies noires contemporaines."
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11h20 à 11h40 - – Le français comme condition d’existence scientifique : féminisme noir et colonialité du savoir en République démocratique du Congo (Mia Masamba Muilu, Université d’Abomey-Calavi)
"En République démocratique du Congo, le français occupe une position centrale dans l’espace scientifique. Cette langue n’est pas seulement un outil de communication, mais constitue une condition sine qua non pour exister académiquement, accéder aux publications, participer aux colloques et intégrer les réseaux de recherche. Cette situation met en lumière la colonialité persistante du savoir, où les paradigmes et théories occidentaux sont considérés comme universels et légitimes, reléguant souvent les perspectives locales, africaines et féministes noires à la marge. Dans ce contexte, les chercheuses doivent non seulement maîtriser le français, mais également s’approprier les cadres conceptuels dominants pour être reconnues. Le féminisme noir en RDC illustre cette tension entre expression intellectuelle et contraintes linguistiques et épistémiques. Les femmes qui souhaitent produire un savoir subversif, ancré dans les réalités sociales locales et les expériences des femmes, se trouvent confrontées à un double défi : traduire leurs expériences dans une langue coloniale et inscrire leurs analyses dans des paradigmes validés par le canon occidental. Ce processus interroge la notion de légitimité scientifique, en montrant que la maîtrise du français et l’adoption des cadres occidentaux deviennent des instruments d’inclusion, mais aussi de reproduction des hiérarchies de savoir. Cette communication propose d’explorer comment le français, tout en offrant des opportunités de visibilité et de circulation des idées, participe également à la subordination des voix locales et féministes noires. Elle questionne la possibilité de produire un savoir critique et décolonial dans un cadre où la langue et les théories dominantes conditionnent l’accès à la reconnaissance académique."
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11h40 à 12h30 - Plénière, échange et discussion avec le public (animation: Kharoll-Ann Souffrant, Université de Saint-Boniface)
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Biographie de la responsable du colloque
Kharoll-Ann Souffrant est professeure à l’École de travail social de l’Université de Saint-Boniface et candidate au doctorat en travail social à l’Université d’Ottawa. Elle termine la rédaction d’une thèse portant sur les mobilisations de féministes Noires contre les violences sexuelles et la culture du viol au Québec. Ses intérêts de recherche se situent à la lisière de plusieurs disciplines, telles que le droit, la criminologie, la victimologie, les études féministes, les études littéraires et les études Noires (québécoises) francophones.
* Notices biographiques des personnes conférencières
Références citées
Alexis, D., Côté, D., & Lamour, S. (Éds.). (2018). Déjouer le silence—Contre-discours sur les femmes haïtiennes. Les éditions du remue-ménage.
Ali-Benali, Z., & Simasotchi-Bronès, F. (2009). Le rire créole : Entretien avec Maryse Condé. Littérature, 154(2), 13‑23.
Angone, O. (2025). Voix du féminisme noir francophone. Dans C. Froidevaux-Metterie (Éd.), Théories féministes (p. 349‑354). Seuil.
Angone, O. (2020). Femmes noires francophones : Une réflexion sur le patriarcat et le racisme aux XXe-XXIe siècles. Hermann.
Bâ, M. (1979). Une si longue lettre. Serpent à plumes.
Bourdieu, P. (2001). Langage et pouvoir symbolique. Éditions du Seuil.
Chancy, M. J. A. (1997). Framing Silence : Revolutionary Novels by Haitian Women. Rutgers University Press.
Collectif. (2007). Pour une « littérature-monde » en français. Le Monde.
Condé, M. (1993). La parole des femmes—Essai sur des romancières des Antilles de langue française. L’Harmattan.
Dumais, S., & Pierre, A. (2025). Faire parler les silences de l’histoire  : Récits hégémoniques, savoirs des femmes Noires et racisées, et méthode de l’oralité. Dans N. Hamrouni & C. Maillé (Éds.), Le sujet du féminisme est-il blanc ? Luttes et savoirs actuels (2e éd., p. 161‑176). Les éditions du remue-ménage.
Ferguson, C. A. (1959). Diglossia. WORD, 15(2), 325‑340.
France Culture, & Jah Njiké, A. (2021). Je suis noire et je n’aime pas Beyoncé, une histoire des féminismes noirs francophones. [Baladodiffusion].
Girard, P. (2009). Rebelles with a Cause : Women in the Haitian War of Independence, 1802–04. Gender & History, 21(1), 60‑85.
Gauvin, L. (1992). L’imaginaire des langues : Entretien avec Édouard Glissant. Études françaises, 28(2‑3), 11‑22.
Harchi, K. (2016). Je n’ai qu’une langue et ce n’est pas la mienne—Des écrivains à l’épreuve. Pauvert.
Hargreaves, A. G., Forsdick, C., & Murphy, D. (Éds.). (2010). Transnational French Studies : Postcolonialism and Littérature-monde (1re éd.). Liverpool University Press
Lamour, S. (2025). Imaginer le féminisme haïtien. Enjeux théoriques et épistémologiques. Éditions Charesso.
Madibbo, A. (2021). Blackness and la Francophonie : Anti-Black Racism, Linguicism and the Construction and Negotiation of Multiple Minority Identities. Presses de l’Université Laval.
Malena, A. (2018). Politics of translation in the ‘French’ Caribbean. Dans The Routledge Handbook of Translation and Politics (p. 480‑493). Routledge.
Maurouard, E. (2013). Des femmes dans l’émancipation des peuples noirs. De Saint-Domingue au Dahomey. Éditions du Cygne.
Melyon-Reinette, S. (2018). Contre Misogynoir. Des Caribéennes francophones entre Black Feminism et afroféminisme. Archipélies, 6, 1‑25.
Mormin-Chauvac, L. (2024). Les soeurs Nardal : À l’avant-garde de la cause noire. Autrement.
Morrell, C. (Éd.). (1995). Grammar of Dissent : Poetry and Prose of Claire Harris, M. Nourbese Philip and Dionne Brand (2e éd.). Goose Lane Editions.
Mwasi – Collectif Afroféministe. (2018). Afrofem. Editions Syllepse.
Noël, F. (2024). Dix questions sur les féminismes noirs. Libertalia.
Philip, M. N. (with Shockley, E.). (2014). She Tries Her Tongue, Her Silence Softly Breaks (2e éd.). Wesleyan University Press.
Savoie-Bernard, C. (2025). Pour que résonne l’écho de nos voix : Les écrivaines d’origine haïtienne au Québec. Voix et Images, 49‑50(3‑1), 91‑107.
Souffrant, K.-A. (2025, mai 22). D’espace de domination à outil de subversion : Repenser la langue française et le Québec à travers la littérature féministe Noire [Communication orale]. SIRA 2 - Savoirs, Idées, Réseau, Archives, Musée des civilisations noires, Dakar, Sénégal.
Soumahoro, M. (2020). Le Triangle et l’Hexagone : Réflexions sur une identité noire. La Découverte.
Sow, F. (Éd.). (2009). La recherche féministe francophone. Karthala.
Tabouret-Keller, A. (2006). À propos de la notion de diglossie. La malencontreuse opposition entre «â€¯haute » et «â€¯basse »â€¯: Ses sources et ses effets. Langage et société, 118(4), 109‑128.
Thiam, A. (1978). La Parole aux négresses. Denoël-Gonthier.
Vété-Congolo, H., & Berthelot-Raffard, A. (2021). Construire et promouvoir une pensée francophone sur le sujet femme noire. Recherches féministes, 34(2), 1‑13.